Le consentement aux soins

Nous avons tous et toutes le droit d’accepter ou de refuser des soins.  C’est ce qu’on appelle le consentement aux soins.  Le consentement, pour qu’il soit valable, doit être libre et éclairé.

Qu’est-ce qu’un soin?

Souvent, lorsqu’on pense au consentement aux soins, on le limite au fait d’accepter ou non un médicament ou une opération.  Pourtant, la notion de soin est beaucoup plus large.  Voici quelques exemples de ce qu’on entend par soins:

  • un prélèvement
  • un examen
  • un traitement
  • une thérapie
  • toute intervention médicale, psychologique ou sociale
  • une recherche

Le consentement libre et éclairé, ça veut dire quoi?

Pour que le consentement soit libre, il doit être donné sans que la personne ne subisse de menace.  Par exemple, il ne s’agit pas d’un consentement libre si vous acceptez de prendre un médicament parce qu’un médecin vous dit que vous ne sortirez pas de l’hôpital si vous ne le prenez pas.

Pour que le consentement soit libre il faut également qu’il soit donné sans que vos facultés ne soient altérées.  Vous faire accepter un médicament alors que vous êtes sous l’effet d’autres médicaments ne constitue pas un consentement libre. 

Illustration: Deux psychiatres conversent dans la salle de séjour psychiatrique. "J'aime vraiment la période après les injections... on peu se reposer..."

En d’autres termes, un consentement libre, ça veut dire qu’il est donné:

  • de plein gré.
  • sans promesse, ni menace.
  • sans que vos facultés ne soient altérées.

Pour donner un consentement éclairé, il faut que vous ayez en main toute l’information qui vous permet de décider si vous voulez ou non ce traitement, par exemple:

  • la nature et le but du traitement.
  • les effets de ce traitement.
  • les procédures utilisées (comprimés, injection, etc).
  • les risques possibles associés au traitement et les effets secondaires.
  • les traitements alternatifs.
  • les conséquences d’un refus ou d’une non-intervention.

ATTENTION:

Le fait qu’un consentement soit donné par écrit ne prouve pas qu’il est valide: il doit aussi être donné de façon libre et éclairé. C’est la responsabilité du médecin de vous donner toutes les informations nécessaires afin que vous puissiez donner un consentement éclairé.

Illustration: Je peux signer un consentement et refuser par la suite.

Par ailleurs, quand on parle d’offrir des alternatives au traitement il ne s’agit pas, seulement, de proposer deux sortes d’antidépresseurs mais plutôt de voir l’ensemble des possibilités : groupes axés sur la thérapie, entraide, suivi communautaire, etc.

QUE FAIRE SI:

Vous avez donné votre consentement pour un traitement et vous changez d’idée?

Vous pouvez toujours retirer votre consentement.  Même si vous avez donné un consentement écrit, il suffit de dire que vous  ne voulez plus du traitement pour que celui-ci soit arrêté.

Votre médecin refuse de respecter votre droit de consentir à vos soins?

Vous pouvez porter plainte à deux instances différentes, soit:

  • au médecin examinateur de l’établissement où pratique le médecin.
  • au Collège des médecins.
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